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Ponts, routes et voies ferrées : réparer les infrastructures sans interrompre les déplacements
Les équipes de la division Génie Civil France de VINCI Construction se mobilisent pour régénérer le patrimoine sans paralyser la mobilité, tout en assurant la sécurité des usagers comme celle des équipes sur le terrain. Avec plus de 1,1 million de kilomètres de routes et d’autoroutes, et presque 28 000 km de voies ferrées en exploitation, le réseau multimodal français figure parmi les plus denses au monde. Travaux d’entretien, de confortement, d’aménagement ou d’enfouissement, les opérations menées par les équipes battent leur plein dans l’Hexagone pour maintenir et améliorer le maillage territorial, en impactant le moins possible la vie locale et la circulation.
Rénover les infrastructures sous circulation : l’anticipation au cœur des chantiers
En France, plus de 35 000 ponts en service présentent des signes de dégradation. Les réparer sans interrompre le trafic est devenu l’un des défis majeurs des génie civilistes. « Beaucoup d’axes restent trop empruntés pour être fermés, prône Lionel Llobet, directeur d’activité, Cofex Méditerranée. Quand l’intervention sous contrainte d’exploitation s’impose, il convient d’anticiper au maximum le phasage. » C’est précisément cette logique qui guide le chantier du pont-rail du Magnan, à Nice (06).
Implanté sur un nœud de circulation majeur, le chantier de confortement des arches et des fondations est mené depuis mai 2026 par Cofex Méditerranée et Triverio Construction selon un séquençage précis. Les interventions se déroulent de nuit, en basculant les voies du boulevard de la Madeleine situées entre les arches, mais aussi le cours du ruisseau Magnan, pour minimiser l’impact sur le trafic niçois et la circulation des trains. Même contrainte à Angoulême (16), où la mise au gabarit spectaculaire du tunnel ferroviaire, achevée en avril 2026 par GTM Sud avec l’appui de Sixense (division Réseaux de spécialité), a imposé aux équipes de travailler sur une voie ferrée, tout en maintenant la circulation des TGV et des autres trains commerciaux sur la voie contiguë.
Sécurité des chantiers sous circulation : protéger les équipes et les usagers
Travailler sous exploitation, c’est aussi gérer les interactions entre compagnons, public et engins – un enjeu de sécurité permanent, au cœur des Safety Day(s) 2026. À Trappes (78), l’enfouissement sur 700 mètres de la RN10 3 mobilise six filiales du réseau d’entreprises de proximité en France métropolitaine – Chantiers Modernes Construction, Botte Fondations, l’agence Île-de-France – Hauts-de-France de Terélian et Signature Île-de-France (division Réseaux France), l’agence Watelet TP Plaisir et l’agence EJL Les Mureaux (division Route France) – pour maintenir la circulation sur 2 × 2 voies.
« Travailler dans un couloir étroit en forte coactivité nous oblige à maîtriser les flux de circulation entre les équipes, mais aussi à multiplier les points d’entrée et de sortie, sécurisés grâce à des portails reliés à des feux tricolores », indique Loïc Tessier, directeur Travaux principal, Chantiers Modernes Construction.
Le dispositif « Alerte Intrusion Usager », récemment récompensé au Prix Innovation Génie Civil France 2026, répond directement à ce besoin en combinant des bandes d’alerte de passage et un détecteur automatique.
La gestion des riverains peut s’avérer tout aussi délicate. Lors des travaux d’encorbellement du mur de la Corne d’Or, réalisé à Corenc (38) à l’été 2025, Locatelli devait à la fois maintenir la circulation, « libérer un passage en quelques minutes et escorter les habitants au milieu d’un chantier en pleine activité », précise Luc Chastagner, responsable d’agence, Locatelli.
Maintenir la circulation pendant les travaux : des méthodes adaptées à chaque chantier
Cette capacité à composer avec l’imprévu est particulièrement précieuse sur les marchés à bons de commande, où les opérations de maintenance empêchent souvent de planifier la fermeture des axes à l’avance. « Sur de tels marchés, nous travaillons presque exclusivement sous circulation et nous devons nous adapter, poursuit Luc Chastagner. En zone urbaine, il faut par exemple limiter le niveau sonore des travaux en employant des batteries externes plutôt que des groupes électrogènes. »
Sur le chantier du pont-route du Cordon d’Or, réalisé à Saint-Médard-d’Eyrans (33) dans le cadre des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) pour la ligne nouvelle Sud-Ouest (LNSO), c’est la méthode de lançage qui a permis de concilier avancement du chantier et maintien des deux voies en exploitation – une solution retenue par GTM GC Nouvelle-Aquitaine et Freyssinet France (division Réseaux de spécialité).